L’appel publié identifie cette édition comme l’Édition II. L’histoire du projet doit donc être abordée à sa propre échelle, sans attribuer le long parcours institutionnel des foires plus anciennes à une nouvelle plateforme. Sa signification se construira à travers la sélection, l’exposition et les relations qu’il établit au-delà d’un simple week-end.
Ce qui est établi pour la nouvelle édition
Les éléments confirmés sont les dates de février, Estación Indianilla, l’échelle d’environ cinquante artistes et le format curatoriel partagé. Un décompte final des participants, une liste des galeries et un programme public détaillé n’ont pas encore été communiqués. Une liste des galeries pourrait ne pas être la mesure pertinente ici, car la proposition est organisée autour d’artistes sélectionnés.
Fait intéressant
Avant de devenir un centre culturel en 2006, Estación Indianilla appartenait à l’infrastructure du tramway de Mexico. Le récit officiel de la ville identifie l’ancien complexe d’assemblage et de maintenance comme un lieu du film de Luis Buñuel La ilusión viaja en tranvía. Le matériel électrique provenant de la vie antérieure du bâtiment reste un rappel que cet endroit était autrefois un lieu où le mouvement urbain était produit et entretenu.
Cette histoire confère à la proposition du salon un cadre inattendu. Un bâtiment organisé autour de la machinerie et du transit est désormais invité à capter l’attention du visiteur sur des œuvres individuelles. Le contraste ne doit pas nécessairement devenir un thème imposé à chaque artiste, mais il modifie l’expérience de l’échelle et de l’espace. C’est l’histoire du lieu, et non une affirmation selon laquelle Buñuel ou son œuvre feraient partie du programme annoncé d’ARTEFACTO.