La Biennale Internationale de Casablanca a été créée pour établir le Maroc comme une plateforme sérieuse pour l’art contemporain international.
Son identité a longtemps été liée à Casablanca, la plus grande ville du pays et capitale économique.
Casablanca est associée à l’architecture moderne, au cinéma, au commerce, à l’expansion urbaine et aux relations complexes entre tradition et modernité.
En déplaçant sa sixième édition à Essaouira, la biennale ne renie pas cette histoire.
Au contraire, elle élargit temporairement sa géographie.
Les organisateurs décrivent ce déplacement comme exceptionnel et affirment qu’il ne remet pas en cause les racines historiques de la biennale à Casablanca.
Cette distinction est importante.
L’événement reste la Biennale Internationale de Casablanca, mais son édition 2026/2027 devient un dialogue entre l’identité institutionnelle de Casablanca et le paysage culturel d’Essaouira.
Le résultat est une situation hybride : une biennale de Casablanca qui se déroule à Essaouira.
Cette tension peut rendre l’édition plus intéressante car elle interroge la manière dont les événements culturels portent leur histoire tout en s’adaptant à de nouveaux lieux.
Artistes et direction artistique
L’édition 2026/2027 réunira plus de 80 artistes marocains et internationaux.
Le focus officiel inclut des artistes du Moyen-Orient, une décision qui a influencé le calendrier et le déplacement de la biennale.
Les artistes participants exploreront des sujets tels que la résilience, la mémoire, l’écologie et la renaissance.
Ces thèmes peuvent prendre de nombreuses formes artistiques.
Certaines œuvres pourront aborder le changement environnemental, les paysages côtiers, les ressources naturelles et la relation entre les humains et le monde non humain.
D’autres pourront examiner la mémoire à travers les archives, les histoires personnelles, les traumatismes collectifs, la migration ou les pratiques culturelles héritées.
La renaissance pourra apparaître comme un concept spirituel, politique, écologique ou matériel.
La résilience pourra être explorée non seulement comme endurance, mais aussi comme capacité à se transformer sous pression.
Comme la liste complète des artistes n’a pas encore été publiée, les visiteurs sont invités à consulter le programme final avant de se déplacer.
Résidence d’artistes Ifitry
La résidence d’artistes Ifitry est l’une des raisons principales du déplacement temporaire de la biennale à Essaouira.
Plusieurs artistes invités y ont développé des projets, faisant de la résidence une partie intégrante du processus créatif de l’exposition.
La production en résidence peut changer la nature d’une biennale.
Au lieu d’apporter uniquement des œuvres achevées dans une ville, les artistes ont le temps de rencontrer les conditions locales, les matériaux, les paysages et les communautés.
Cela peut conduire à des projets qui paraissent plus connectés à leur environnement.
Le rôle d’Ifitry relie également la biennale à l’idée de recherche artistique.
L’art contemporain n’est pas seulement la production d’objets destinés à l’exposition. Il peut impliquer observation, conversation, travail de terrain, expérimentation, échec et révision.
Les visiteurs devront prêter attention aux œuvres issues de ce contexte de résidence, car elles peuvent révéler la connexion la plus forte entre le thème et le lieu.
Expérience attendue des visiteurs
Les visiteurs doivent s’attendre à une exposition multisite plutôt qu’à un événement dans un lieu unique.
La biennale occupera plusieurs lieux importants à Essaouira, y compris des endroits rarement ouverts au public.
Cela signifie que le parcours d’exposition pourra aussi servir de découverte de la ville.
Le déplacement entre les lieux fera partie de l’expérience.
Certaines œuvres pourront être installées dans des espaces historiques ou atmosphériques où l’architecture influence la signification de l’œuvre.
D’autres projets pourront être présentés dans des espaces d’exposition plus conventionnels ou à la résidence Ifitry.
Le parcours final pourra inclure des expositions en intérieur, des installations in situ, des performances, des conversations et des événements publics.
Comme le programme est encore en cours d’élaboration, les visiteurs sont invités à attendre la carte officielle et le calendrier avant de planifier un court séjour.
Un séjour de deux jours sera probablement plus confortable que de tenter de voir toute la biennale en quelques heures.