La Biennale d’art contemporain de Lyon a été fondée en 1991 à la suite de la fin de la Biennale historique de Paris.
Elle a été conçue par Thierry Raspail, alors directeur du Musée d’art contemporain en développement de Lyon, comme un événement international majeur capable d’apporter le débat artistique contemporain à Lyon.
Depuis sa création, elle est devenue l’un des événements majeurs d’art contemporain en France et un rendez-vous important du calendrier international des biennales.
La biennale d’art contemporain alterne avec la Biennale de danse de Lyon, permettant à l’organisation de présenter chaque année un événement international majeur.
Différentes éditions ont investi des entrepôts, des usines, des musées, des bâtiments historiques et des espaces publics, faisant progressivement de l’architecture et de l’histoire sociale de Lyon un élément central de l’identité de l’événement.
L’édition 2026 poursuit cette démarche en reliant d’anciens ateliers ferroviaires, un musée du textile, un musée d’art contemporain, des passages historiques et des quartiers dynamiques.
La ville de Lyon elle-même possède une histoire particulièrement pertinente pour ce thème. La ville s’est développée comme un centre majeur de production de soie, de banque, de commerce, d’industrie et de transport. Elle a également été marquée par des soulèvements ouvriers, un déclin industriel puis une rénovation urbaine.
La biennale utilise cette histoire pour examiner comment les économies influencent les corps, les environnements, les communautés et l’imaginaire culturel.
Jeune Création Internationale
Les artistes émergents restent une part importante de la Biennale de Lyon 2026 à travers le programme Jeune Création Internationale.
Initialement créé en 2002 sous le nom de Rendez-vous, ce dispositif soutient les artistes de la région Auvergne-Rhône-Alpes ainsi que des artistes de la scène artistique internationale.
Le programme 2026 réunit onze artistes émergents invités à développer de nouvelles œuvres dans des conditions professionnelles de production et d’exposition.
Les artistes travaillent en étroite collaboration avec les équipes curatoriales et techniques de l’Institut d’art contemporain, permettant que la production et l’exposition fassent partie d’un même processus.
Cette initiative soutient l’expérimentation tout en aidant les jeunes artistes à construire des réseaux professionnels et à gagner en visibilité dans le cadre d’un événement reconnu internationalement.
Biennale en Territoires étend l’événement aux quartiers et aux communautés de Lyon et de la région élargie.
Les artistes collaborent avec les habitants, les travailleurs, les associations et les organisations locales pour créer des projets en lien avec la vie quotidienne.
Pour l’édition 2026, ces collaborations examinent l’économie et la valeur dans des contextes locaux spécifiques.
Le programme peut aborder des sujets tels que le travail, le commerce informel, les soins, la migration, les ressources partagées et les relations économiques au sein des communautés.
Ces projets contribuent à empêcher que la biennale ne soit un événement réservé aux visiteurs internationaux et aux professionnels de l’art.
Ils créent des liens directs entre les artistes contemporains et des personnes qui ne fréquentent pas habituellement les musées ou les grandes expositions.